Affaire du journaliste Kareche : ses confrères organisent un sit-in pour exiger sa libération - Radio M

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Affaire du journaliste Kareche : ses confrères organisent un sit-in pour exiger sa libération

Lynda Abbou | 25/04/21 17:04

Affaire du journaliste Kareche :  ses confrères organisent un sit-in pour exiger sa libération

Un rassemblement de solidarité avec le journaliste algérien incarcéré Rabah Kareche, a été organisé par ses confrères ce dimanche 25 avril, afin d’« exiger sa libération ».

Plusieurs journalistes de différents organes, avocats, militants et personnalités politiques ont participé à ce rassemblement, pour revendiquer la libération de Rabah Karechedes ainsi qur tous les journalistes emprisonnés, en revendiquant également la liberté de la presse en Algérie.

En plus des portraits de Kareche, plusieurs slogans ont été levés ; il s’agit de « Liberez Rabah Kareche », « Libérez la presse », « Le journalisme n’est pas un crime », « Pour le respect de la liberté de la presse », « Algérie libre et démocratique » et « Justice indépendante ».

Le journaliste Ali Boukhlaf, a déclaré à Radio M ce matin, que la mise sous mandat de dépôt de son collègue Rabah Kareche ainsi que la mise en garde à vue du journaliste Said Boudour à Oran « est une preuve supplémentaire que le pouvoir algérien veut réprimer toutes les voix libres ». « Kareche n’a fait que son travail de journaliste » a-t-il ajouté.

Mohamed Iouanoughane, journaliste lui aussi à Liberté, a expliqué que le rassemblement d’aujourd’hui est important car « c’est à travers la solidarité qu’on peut dire au pouvoir que nous ne lâcherons pas notre combat pour la liberté de la presse. On ne va pas se taire avant que nos confrères ne soient libéré ».

De son côté le journaliste Karim Kebir, a noté que la lutte « doit continuer en faveur des libertés pour rappeler que la liberté de l’expression et celle de la presse n’est pas une affaire de corporation mais l’affaire de tous les citoyens ».

Une thèse soutenue par le militant politique et président de l’association RAJ, Abdelouahab Fersaoui qui a souligné à Radio M que la présence des militants à ce rassemblement de solidarité « est un devoir ». « On ne pourra pas bâtir une démocratie sans la liberté de la presse », a-t-il souligné.

Le militant politique au sein du Parti des travailleurs, Ramdane Youcef Taazibt, nous a déclaré, quant à lui, qu’il est nécessaire « de continuer à se battre pour les acquis déjà arrachés en termes de liberté de la presse ». Selon lui, il n y a pas de démocratie sans la liberté de la presse. « La presse n’est pas un ennemi de la patrie ni de la nation, dénoncer à travers le journalisme est un acte patriotique » a-t-il indiqué.

Rappelons que Rabah Kareche, correspondant du quotidien liberté   à Tamanrasset, a été placé lundi dernier sous mandat de dépôt par le tribunal de la même ville.

Il est poursuivi pour « création et gestion d’un compte Facebook pour publication d’informations ayant pour but racisme et haine dans la société »; « Publication et diffusion au public de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité et ordre public »; « Travailler avec n’importe quel moyen pour atteinte à l’unité nationale en dehors des articles 77 et 78 du code pénal. »

A noter que des pancartes revendiquant aussi la libération du journaliste Saïd Boudour, arrêté encore une fois le vendredi passé lors de la manifestation du Hirak à Oran, ont été également brandies.