Ali Yahia Abdenour accompagné à sa dernière demeure par une foule immense - Radio M

Radio M

Ali Yahia Abdenour accompagné à sa dernière demeure par une foule immense

Radio M | 26/04/21 22:04

Ali Yahia Abdenour accompagné à sa dernière demeure par une foule immense

L’avocat et le doyen des défenseurs des droits de l’homme en Algérie, Ali Yahia Abdenour, décédé hier dimanche 25 avril à l’âge de 100 ans, a été inhumé ce lundi au cimetière de Ben Aknoun, à Alger.

La cérémonie mortuaire, qui a commencé à la demeure du défunt s’est poursuivie au cimetière de Ben Aknoun, en présence de plusieurs personnalités publiques, qui l’ont connu ou côtoyé durant son long parcours, à l’instar de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Taleb El Ibrahimi, l’ancien cadre dirigeant du FIS, Kamel Guemazi, le patron de Cevital, Isaad Rebrab, ainsi que des hommes politiques comme le secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, Karim Tabbou ou encore Rachid Nekkaz. Des avocats, syndicalistes et autres militants des droits de l’hommes ont tenu également à rendre un dernier hommage à Ali Yahia Abdenour.

Parcours de l’éternel combattant

Au cimetière de Ben Aknoun, des oraisons funèbres ont été prononcées par la famille et proches du défunt. Son compagnon de lutte et ami, Arezki Lakab, a retracé son parcours militant avant le guerre de libération nationale (1921 à 1954) et son engagement dans la guerre de libération nationale (1954 à 1962) et enfin son militantisme politique et sa défense des droits de l’homme en tant qu’avocat durant la période poste-indépendance.

Le président du CNDH Bouzid Lazhari parmi les indésirables

Un incident s’est, néanmoins, produit en marge de la cérémonie mortuaire de Ali Yahia Abdenour, qui a vu des militants du Hirak et à leur tête Karim Tabbou, conspuer et chasser littéralement le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Bouzid Lazhari, présent au cimetière de Ben Aknoun

Un échange houleux a eu lieu entre Karim Tabou et Bouzid Lazhari, avant que d’autres militants ne s’en mêlent. Le hués qui pleuvaient sur le président du CNDH ont fini par le dissuader de rester sur les lieux. Il s’est résigné à partir quelques instants après cet incident.