Maintien en détention de Rabah Karèche : « incompréhensible », dénonce RSF - Radio M

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Maintien en détention de Rabah Karèche : « incompréhensible », dénonce RSF

Radio M | 28/04/21 13:04

Maintien en détention de Rabah Karèche : « incompréhensible », dénonce RSF

Le maintien en détention du journaliste Rabah Karèche, à la prison de Tamanrasset, a suscité l’incompréhension chez l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

« Le maintien en détention de Rabah Karèche est incompréhensible » a déclaré Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF, appelant les autorités algériennes « à la libération immédiate et à l’abandon des charges retenues à l’encontre du journaliste ». Rabah Karèche, « n’a fait que son travail d’information », estime Khayari dans un communiqué de l’ONG.

Correspondant du quotidien Liberté à Tamanrasset, Rabah Karèche s’est vu refuser, mardi 27 avril, la demande de libération déposée par ses avocats, devant la chambre d’accusation de la cour de justice de la même wilaya. Il restera donc en prison jusqu’à son procès

L’un de ses avocats, Maître Amirouche Bakouri, a, dans une déclaration à RSF, qualifié l’incarcération du journaliste de « cas exceptionnel en Algérie », regrettant que « l’article 54 de la Constitution ne soit qu’un discours politique et une vitrine pour l’étranger ».

Pour rappel, Rabah Karèche a été placé sous mandat de dépôt le 19 avril dernier, après avoir publié un article de couverture d’une manifestation des touaregs contre le nouveau découpage administratif.

Il est poursuivi pour trois chefs d’inculpation : « création d’un compte électronique consacré à la diffusion d’informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société », « diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d’attenter à l’ordre public » et  « usage de divers moyens pour porter atteinte à la sûreté et l’unité nationale ».

En Algérie, la mobilisation pour sa libération est lancée. Un sit-in de soutien a été organisé dimanche 25 avril, par des journalistes, des avocats, des militants et de simples citoyens, devant le siège du journal Liberté à Alger.