Depuis le début du soulèvement populaire contre le régime, le 22 février 2019, le placement en détention des militants, activiste, journalistes et manifestants du Hirak n’a pas atteint une aussi inquiétante situation.
Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), a répertorié 174 détenus jusqu’au 25 mai 2021, emprisonnés pour leur opinion politique sur les réseaux sociaux ou lors des manifestations pacifiques du mardi ou vendredi. Les détenus d’opinion sont répartis sur 30 wilayas, dont la grande partie se trouve à Alger (70 détenus).
Les défenseurs des droits de l’homme en Algérie, ont tiré la sonnette d’alarme plusieurs fois pour ce qu’ils considèrent comme « une atteinte grave aux droits de l’homme et à la liberté d’expression » et ont appelé les hautes autorités du pays à « cesser les poursuites contre les militants et manifestants pacifiques ».
Le mois de mai, le plus liberticide !
Selon les chiffres des détenus d’opinion, publié ce mardi par le CNLD, depuis le 1er mai dernier, 103 manifestants du Hirak ont été placé en détention dans 16 wilayas, dont 37 personnes à Alger. Les arrestations en masse se sont intensifiées depuis l’annonce des élections législatives prévues le 12 juin prochain.
Par ailleurs, les manifestations du mardi et vendredi ont été empêchées depuis deux semaine dans la capitale Alger et dans la plus part des villes du pays.
Alger 37 détenus, Chlef 03 détenus, Boumerdes 04 détenus, Biskra 01 détenu, Bordj Bou Arreridj 07 détenus, Oran 01 détenu, Tizi Ouzou 01 détenu, Annaba 03 détenus, Tissemsilt 01 détenu, Sétif 22 détenus, Tlemcen 01 détenu, Constantine 03 détenus, El Oued 01 détenu, Ain Defla 01 détenu, Skikda 09détenus et Béjaïa 08 détenus.
Nous soulignons notamment que plusieurs personnes se trouvent actuellement en garde à vue dans les commissariats et seront jugés dans les heures à venir.
Il est à noter également que des centaines de manifestants pacifiques et militants du Hirak, sont poursuivis en justice et comparaissent pour leur opinion politique, dont notre journaliste Kenza Khatto, interpellée le 14 mai dernier alors qu’elle assurait la couverture des manifestation du 117 vendredi du Hirak.