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Le comité Sme3na et Amnesty dénoncent l’arrestation de Kenza Khatto

Radio M | 16/05/21 19:05

Le comité Sme3na et Amnesty dénoncent l’arrestation de Kenza Khatto

Les réactions dénonçant le placement de la journaliste de Radio M, Kenza Khatto en garde à vue continuent d’affluer.

En effet, le comité Sme3na qualifient ‘’d’arbitraire’’ l’arrestation et le placement d’une journaliste en garde à vu sans motif légal.

‘’Apres 48 heures de garde à vue, la journaliste Kenza Khatto n’a pas été́ entendue par le procureur de la République suite à une arrestation violente vendredi 14 mai 2021 à 13h30, alors qu’elle couvrait la manifestation du Hirak à Alger. Le recours à la force lors de son arrestation, que rien ne justifie, a choqué l’opinion publique ainsi que la profession’’, s’insurge Le comité Sme3na pour la défense de la liberté́ de la presse en Algérie.

L’organisation affirme avoir appris par des avocats que Kenza Khatto a eu les lunettes cassées lors de son arrestation. Elle a été aussi contrainte par la force à mettre son empreinte sur le PV.

Selon la même source, Kenza Khatto présente des griffures sur différentes parties du corps. Elle a été a été vue par le médecin en présence d’un officier de police, ce qui ne répond nullement aux conditions d’une visite médicale prévue dans le cadre d’une garde à vue.

‘’Nous avons appris, en outre, auprès de sa défense, que l’ensemble des questions lors de son interrogatoire étaient exclusivement liées à sa profession de journaliste. La prolongation de sa garde à vue est en contradiction avec l’article 51 (modifié) du code de procédure pénal algérien’’, note le comité.

 Son arrestation et sa mise au secret durant plusieurs heures, ressemble à un kidnapping, la prolongation de sa garde à vue devient une prise en otage, assène le comité.  Il ajoute : ‘’Le traitement réservé à la journaliste Kenza Khatto est inacceptable, de même que les interpellations systématiques des journalistes et photographes (20 à Alger) ce même vendredi’’.

 Pour le comité, la tentative du gouvernement d’empêcher la couverture médiatique des manifestations est une irresponsable fuite en avant. ‘’Nous, comité Sme3na pour la liberté́ de la presse en Algérie, condamnons ces pratiques dignes des pires dictatures. Kenza Khatto est une journaliste et pas une criminelle, nous exigeons sa libération sans délai et sans poursuites.

Son maintien dans les geôles du commissariat central d’Alger est agression humiliante pour la presse algérienne et une honte pour l’Algérie, estime la même organisation.

De son côté Amnesty Algérie a indiqué que les autorités doivent permettre aux journalistes de travailler de façon indépendante et sans aucune entrave ou intimidation.