La délégation de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), dépêchée au Mali pour la médiation entre le gouvernement et l’opposition, a prolongé sa mission en poursuivant les tractations dimanche en vue d’amener les deux parties à conclure un accord de sortie de crise, ont rapporté des médias maliens.
La délégation a rencontré samedi 18 juillet l’imam Mahmoud Dicko, leader du Mouvement de contestation du « 5 juin ». Les entretiens ont notamment porté sur le nom du futur chef du gouvernement malien.
Mais selon des observateurs, « rien d’officiel, mais les lignes pourraient bouger dans ce sens ».
Mama Koité Doumbia, présidente de la Plateforme des femmes leaders du Mali, a conduit de son côté la délégation de femmes. Ce dimanche 19 juillet, la mission de la Cédéao devrait aussi rencontrer la presse.
La Cédéao a proposé au Mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP- qui mène la contestation au Mali) de faire partie d’un « gouvernement d’union nationale qui engagera notamment des réformes politiques et des poursuites contre les responsables des meurtres lors des manifestations » du week-end du 11 juillet.
Le M5-RFP réclame notamment la « démission » du président malien Ibrahim Boubacar Keita et la Cédéao a opposé un refus en indiquant qu’elle n’avait « pas été mandatée pour demander la démission du président ».
« La délégation Cédéao a aussi affirmé qu’aucune organisation internationale ne soutiendra le mouvement M5-RFP dans sa démarche visant la démission du chef de l’Etat », argumentant cela par « les besoins de stabilité, de la légalité, et par les risques à courir après le départ d’un président élu ».
Même si l’opposition malienne affirme qu’elle donnera sa réponse à ses propositions , des voix représentant le mouvement contestataire considèrent que les propositions formulées « ne correspondent pas aux aspirations et attentes exprimées par le M5-RFP ».
